Le service, c'était en juin dernier. Epreuves de français, écrits et oral, ainsi que biologie. Au tennis, le service permet de prendre l'avantage dans l'échange, ou de perdre cet avantage...
Certains ont réussi à glaner cet avantage.. Parfois ça a été très net, sans problème, parfois c'était sur la ligne, plus juste, mais tous ont réussi à passer ce premier service...
D'autres ne l'ont pas réussi. Pour diverses raisons. Mais tout n'est pas perdu, ils leur reste le second service. Certes, ce n'est pas la meilleure façon de commencer le point, mais rien n'est perdu...
Les échanges sont cette année de terminale. Tous ces coups, à droite, à gauche, destinées à déborder l'adversaire et préparer la montée au filet..
Ce sont ces heures de boulot, ces devoirs, ces bacs blancs, ces oraux, ces heures d'intensif travail cérébral, toutes destinées à obtenir le bac, ou marquer le point, comme vous voulez...
La montée au filet est importante. Il ne faut pas hésiter, il ne faut pas avoir peur, il ne faut pas non plus trébucher..
Tous ces oraux, épreuves anticipées, passages d'options durant le mois de mai.. et les premières révisions..
Aujourd'hui, nous, bacheliers, sommes au filet. La balle arrive.
Pour ceux qui auront bien réussi leur service et les coups précédents, la balle est haute, facile à jouer. Il n'y a plus qu'à planter un smash bien senti. S'ils restent concentrés, à moins d'un évènement imprévu comme le reflet du soleil ou un mauvais coup de vent, ils marqueront le point sans trop de problème...
Pour ceux qui ont eu du mal à passer leur premier service, ou qui n'auront dû que se contenter du second service, pour ceux qui ont eu du mal à monter au filet, par appréhension, ou qui ont trébuché lors de cette montée, la balle au filet n'est pas aisée à jouer.. Elle peut leur arriver dans les pieds, à gauche ou à droite, il faut donc qu'ils soient vigilants.. Et qu'ils croisent les doigts pour ne pas subir un coup de malchance, victimes d'un lob ou d'un passing bien placé.. Pour autant, si leur situation n'a rien d'enviable, elle n'est pas non plus catastrophique. Car une volée difficile à réaliser, lorsqu'elle est réussie, est souvent synonyme de point gagnant...
Pour ma part, je ne retiendrai de mes révisions de bac que Roland Garros... Je crois que le tennis m'est monté à la tête...
Et Gaël Monfils, il le passe quand son bac ??
Chaudement,
Nico
Publié par bN à 17:41:57 dans Au joyeux bordel | Commentaires (2) | Permaliens
Jeune homme consciencieux, poli et bien élevé, et en qui on peut avoir confiance, recherche entre 1 et 2 millions d'euros à investir dans une holding chargée du développement d'un club de football en Ile-de-France, avec une possible extension au basket-ball et au rugby.
Rentabilité à terme (15 ans) située entre 1 000 et 15 000% par rapport à l'investissement initial.
Remboursement possible vers 2015-2020.
Vous pouvez laisser vos coordonnées en commentaire, je me chargerai de vous contacter.
Nico.
PS: blog léthargique actuellement, résurrection prévue d'ici la fin du bac. Merci de votre compréhension
Publié par bN à 15:34:44 dans Au joyeux bordel | Commentaires (0) | Permaliens
... je ne crois pas aux coïncidences.
A bon entendeur salut,
Nico
Publié par bN à 23:57:58 dans Au joyeux bordel | Commentaires (1) | Permaliens
C'était un début de soirée catastrophique. Non seulement il pleuvait des cordes et j'étais censé camper la nuit même, mais en plus je m'étais sérieusement ennuyé ferme pendant tout le match. Sans objectif, l'Entente s'était complètement relâchée et avait offert une des plus piètre prestation de la saison...
Match si ennuyeux et peu important que Jérémie, le journaliste de la Gazette était parti avant même le coup de sifflet final. Bertrand, le journaliste du "Parisien" n'avait pas pris la peine de descendre recueillir les réactions d'après-match. Nous n'étions plus que Le Moal (Val d'Oise TV), un journaliste de Louhans, et moi.
Laurent Croci, le coach de l'Entente, a d'abord et comme à l'accoutumée répondu aux questions de Le Moal. Une pique à l'adresse de ses joueurs («une équipe sans caractère quand il y'avait encore un objectif, alors là vous pouvez imaginer...»), mais rien d'exceptionnel, comme d'habitude avec lui d'ailleurs... Une fois la caméra coupée, comme d'habitude également, à Croci de se tourner vers nous, presse écrite, en attendant d'autres questions. Je laissais mon "confrère" le questionner, n'ayant pas de question particulière à poser, et surtout ne comptant pas faire un long résumé. Bref, je me contrefichais de ce qu'il était en train de raconter, j'attendais simplement qu'il me passe son numéro de téléphone pour une interview ultérieure...
Après avoir répondu aux questions de l'autre journaliste et m'avoir donné son numéro, je pensais qu'il allait rentrer aux vestiaires. Mais il m'a fixé, comme attendant une autre question, chose étonnante vu son habitude à fuir les médias. Je lui ai dis que je n'avais plus de question. Il m'a alors dit qu'il souhaitait faire passer un message aux supporters. Le silence s'est d'un coup fait dans le couloir.
« Je sais que les supporters réclament ma démission. Mais qu'ils ne se trompent pas de cible, je n'ai fait que reprendre une équipe composée par des gens qui étaient en place avant moi. Ce n'est pas "mon" équipe. Mon équipe aura du caractère, elle. Ce n'est pas mon équipe. Qu'on ne se trompe pas de cible. »
Après avoir dit ça, il est brusquement retourné vers les vestiaires. Un grand silence, pesant. Je sentais le regard de Le Moal, sans doute énervé d'avoir coupé sa caméra et loupé cette importante déclaration. L'autre journaliste me fixait, visiblement étonné de la confiance qu'avait accordé Croci à un si jeune reporter. Les vigiles et Bruno, le responsable des relations presse, me regardaient, interloqués par ce qui venait d'être dit. C'est Kévin, le photographe du club, qui a rompu le silence, en regardant mes notes et disant que je n'allais pas publier ça. Je lui ai répondu que, puisque Croci voulait faire passer le message, je ne voyais pas pourquoi je pouvais le censurer. Mais Croci savait-il qu'en prononçant ces mots, il se tirait une balle dans le pied?
La réaction des supporters a été immédiate, violente. D'abord sur le forum, puis au stade avec la politique de la chaise vide et des banderoles "Croci dégage!". Plus tôt dans la semaine, Le Parisien s'est emparé de l'affaire, reprenant les propos de Croci (sans citer la source..), et alimentant ainsi la polémique. C'est ainsi que samedi, juste avant le match contre Cherbourg, on apprenait que Croci quitterai le club à la fin de la saison, n'étant pas prolongé dans son contrat.
Ce pourrait être une fierté, mais j'ai mauvaise conscience. Le détonateur du clash entre le club et l'entraîneur, inévitable, est arrivé plus tôt que prévu et par mon intermédiaire. N'ai-je été qu'un innocent relais dans ses propos, ou ai-je participé - en le sachant - au licenciement de cet homme? Car j'ai fini par l'apprécier, et que je sais qu'il pointera au chômage dans moins d'un mois. On ne peut souhaiter le chômage à personne, surtout pas à quelqu'un qui vous a fait découvrir Bordeaux et son stade de L1.
Je le savais, mais pour la première fois de ma vie, j'ai vécu la réalité du journalisme. Par le poids des mots, c'est la presse qui fait et défait à sa guise. Etre journaliste, c'est gagner sa vie au dépend de celle des autres...
Publié par bN à 22:06:30 dans Au joyeux bordel | Commentaires (1) | Permaliens
- Nicolas, on a un autre stagiaire avec nous, aujourd'hui.
Je me suis retourné. Lydia, ma responsable de stage, était suivie d'un gars de mon âge, à peu près. Après me l'avoir présenté, elle nous avait laissé. Il m'avait expliqué qu'il était en stage à la rédaction nationale de France 2 (13h-20h) mais que toute les équipes étaient déjà parties à son arrivée. Plus tard, lors d'une alerte incendie, il m'expliquera qu'il s'est ensuite retrouvé à Thalassa, enfin bref...
C'est vrai que le service des sports peut être impressionant. Henri Sannier vient d'arriver dans la salle de rédaction de TLS où nous nous trouvons. Dans le couloir, Gérard Holtz est avec Nelson Monfort. Daniel Lauclair, encore à l'antenne en direct du Portugal la veille, vient de rentrer, et fait la bise à Céline Géraud, pas encore partie animer "L'île de la tentation". Tout ça pour dire que mon collègue-stagiaire semblait impressionné, et moi, en habitué, je faisais mon fier.
A la cantine, le midi. Il est derrière moi. Tout en se servant, nous discutons. Il m'avait expliqué un peu plus tôt qu'il souhaitait devenir réalisateur, et moi que je voulais devenir journaliste.
- Et tu as suivi les championnats du monde d'athlétisme en août dernier? me demande-t-il.
- Bien sûr, réponds-je. Pourquoi?
- Parce que j'y étais.
- Ah, sympa! Avec la réalisation?
- Non, sur la piste!
Je n'ai d'abord pas compris. Que fait-ici un athlète qui vient de participer à des championnats du monde? C'est seulement à table qu'il m'a expliqué que son genou était bloqué, et qu'il était un athlète handisport. Handisport, certes, mais qui courait le 100 mètres en 11 secondes avec un genou bloqué, là où les "valides" le font en 10 secondes. Et moi, comme un con, je trainais avec ce type depuis le matin, et je ne m'étais pas rendu compte qu'il boitait..
Effectivement, en remontant les escaliers à la fin du repas, je me suis rendu compte que ça démarche n'étais pas forcément très naturelle. En arrivant au service des sports, nous avons directement filé jusque la médiathèque. Des cassettes (de sport!) à perte de vue. En peu de recherches, nous sommes tombés sur celles des derniers championnats du monde d'athlétisme. Et sur son 100 mètres d'athlète handisport.
Je ne me souviens plus à quel place il a terminé.
Publié par bN à 18:30:32 dans Au joyeux bordel | Commentaires (0) | Permaliens
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