• Légalisation... pardon ! L'égalisation ;)

    Vendredi soir, 21h45. Mon agent de joueurs de voisin a fini par renoncer à me démontrer que le shéma de jeu du Chilien est inefficace, arrête de critiquer le mec assis devant nous prétexte que ce dernier est consultant pour canal+, se lève et quitte le stade. Comme beaucoup d'autres spectateurs. L'Entente est menée 2 à 0, il reste trois minutes à jouer, plus personne n'y croit.


    Mais Paulo, fidèle à lui-même, ne l'entendait pas de cette oreille. Il réduit le score à 2-1. Le stade passe de la torpeur à l'ébullition. Tout le monde se remet à croire au match nul voire mieux, à l'improbable retour des bleus et noirs. Ceux qui allaient partir décident de remettre à quelques minutes leur départ. Les supporters se remettent à hurler leurs encouragements. En quelques secondes, tout a changé.


    Le stade pousse, les joueurs suivent. Blocus devant la surface adverse. Et ce qu'il devait advenir advint. Un joueur s'écroule dans la surface, l'arbitre siffle et désigne le point de pénalty. C'est le délire dans le stade, tout le monde est debout et se prend dans les bras. On sent l'égalisation, plus rien ne peut arrêter l'Entente, en tout cas c'est ce que l'on croit. L'enfant du pays se charge de tirer le pénalty. Le silence se fait, montée d'adrénaline dans tout le stade, frappe... arrêtée par le gardien adverse !


    La déception est immense. Inexplicable. Le destin est vraiment capricieux se dit-on. Adlène, sur la pelouse, se tient la tête dans les mains. On y croyait plus, puis on y a de nouveau cru, mais cette fois plus personne n'y croit. L' "ascenseur émotionnel" n'est pas terminé. Alors que les adversaires viennent de rater l'occasion de crucifier l'Entente, le ballon revient devant le but maudit. Nouvelle frappe, repoussée par le goal adverse. Fortunat surgit et marque dans le but vide. Le stade explose, l'émotion est indescriptible ! "Que du bonheur" aurait pu titrer Bertrand, obligé de modifier son article à dix minutes du bouclage. L'arbitre a beau siffler la fin du match, les supporters ne s'arrêtent pas de chanter, et les joueurs mettent plusieurs minutes à rentrer au vestiaire, prolongeant au maximum la communion avec le public...


    Certes, ce fut un match de piètre qualité. Certes, on s'est fermement ennuyé pendant une grande partie du match. Certes, le nul n'a rien d'une bonne opération. Mais, pour ces trois minutes incroyables, ces cent quatre-vingt secondes d'adrénaline pure, je n'aurais échangé ma place au stade pour rien au monde. On appelle ça la magie du sport. Quant au week-end, il commençait vraiment bien !


    Sportivement,


    Nico


  • Commentaires

    1
    Th95
    Jeudi 2 Novembre 2006 à 15:42
    Le charme
    C'est ce qui en fait son charme, cette émotion... Y'a pas de mots moi j'étais aux anges !!!
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