• Je passe mon bac !

    Jeudi 04 mai 2006, 09h20.

    Assis sur un petit muret, nous attendons. Nous contemplons l'aile D de la maison des examens d'arcueil, dans laquelle nous passerons notre première épreuve du bac dans quelques minutes. Certains révisent, d'autres rigolent pour évacuer le stress. Pour ma part, la musique à fond, je regarde les gens défiler devant nous. J'ai renoncé à relire mes feuilles de vocabulaire; de toute façon il est trop tard, il fallait bosser plus tôt.

    Mon téléphone se met à vibrer. Zut, j'ai oublié de l'éteindre ! Je regarde qui m'appelle, c'est Ben, que l'on a pas encore vu. Mais il est arrivé plus tôt, et est déjà devant la salle d'examen. Certains du groupe sont en train de se faire appeler. Stupeur, nos convocations n'étant que pour 10h00. S'engage alors une course contre la montre: monter jusqu'au septième étage (sans ascenceur!) le plus vite possible, en évitant les gens assis dans les escaliers à chaque palier.

    Arrivé en haut, une seule crainte: être appelé de suite, et arriver devant les examinateurs tout transpirant et la tête encore étourdie par "l'escalade" du centre d'examen... Ce qui n'est pas mon cas, ouf. S'ensuit une attente interminable sur le palier, en attendant l'heure fatidique. Les écouteurs bien enfoncés sur mes oreilles, j'essaye vainement de me stresser. Et pour me compliquer la tâche, on vient de me dire que mon jury était plutôt sympa. Ai-je raison de bien le sentir, cet oral?

    Le plus dur, c'est d'attendre. Pour la première fois de ma vie, je bénis mon nom. Dans les premiers sur laliste alphabétique, je suis reapidement appelé. Le surveillant qui me précède ouvre la porte violette et m'invite à entrer: une plongée dans l'enfer...

    La salle est immense. A droite et à gauche d'une large allée centrale, des candidats planchent sur leur texte ou attendent que leurs examinateurs le leur donne. Les examinateurs, justement, sont placés contre le mur. A perte de vue, des candidats et des duos d'examinateurs. L'atmosphère est particulière: un doux brouhaha continue tinté de divers accents. L'ambiance semble studieuse, mais aussi décontractée.

    Assis à ma table, attendant qu'on me donne mon texte, je regarde mes examinateurs: un homme aux petites lunettes carrés, assez jeune et au visage souriant, avec à sa gauche une femme plus agée au visage pincé, mais esquissant vite un sourire rassurant.

    Tout serait allé pour le mieux dans le meilleur des mondes si mon sujet n'avait pas été "die Beziehungen zwischen Deutschland und die vereitigten Staaten in die Jahre 2000". Pourtant j'étais loin de me douter que mon sujet allait se révéler d'une étonnante simplicité, surtout comparé aux sujets de mes autres camarades.

    J'ai toujours dit qu'il me fallait une tôle pour me motiver à me mettre au travail. J'ai - malheureusement? - réussi les bacs blancs, merveilleusement réussi l'oral de S.E., plutôt assuré celui de spé. Et je n'ai pas raté l'épreuve - officielle, cette fois - de section européenne. Dans un mois: les écrits. Il faudrait peut-être que je me mette à bosser...

    Mes respects à tous ceux qui arrivent à réviser par ce temps magnifique,

    Moi je peux pas.

    Nico


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :