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Au joyeux bordel

Parce que ranger, c'est un peu foutre le bordel dans son désordre

Cergy-Magnicourt | 26 février 2007

C'est une scène qui se répète à chaque fin de journée. A l'heure de sortie des écoles, des bureaux, à l'heure où les travailleurs rentrent chez eux. A l'heure, aussi, où les étudiants quittent l'université. C'est une scène qui se déroule au feu rouge séparant le campus au "monde civil", à la sortie du parking de la fac. Un feu rouge interminable, donnant sur un grand boulevard très fréquenté.

Les voitures s'arrêtent les unes derrière les autres. Des petites citadines, rarement jeunes, parfois cabossées, dont beaucoup ont un "A" collé à l'arrière. On reconnaît ici un collègue de promo, là une fille croisée dans un couloir pendant l'après-midi. Chacun est pressé de rentrer chez soi. Les freins se relâchent, les voitures se serrent les unes aux autres. Les moteurs grondent ; les yeux des pilotes sont fixés sur le feu tricolore.

Le petit bonhomme passe au rouge. Changement d'ambiance, la pression monte. Fini de jouer avec l'accélérateur ; tout le monde passe la première et commence à taquiner le point de patinage. Alors le feu passe au vert. La horde s'élance, vire à gauche, et se répartie sur les trois voies du boulevard. A celui qui atteindra le plus vite le feu suivant. Chaque vitesse est poussée à son maximum, les compteurs affichent allègrement les 70-80 km/h. La course ne prend fin qu'à l'intersection suivante, quelques centaines de mètres plus loin.

Après une journée de cours, il n'y a rien de meilleur qu'une bonne bouffée d'adrénaline pour se détendre. Vraiment.

Nico

Publié par bN à 15:59:40 dans Au joyeux bordel | Commentaires (1) |

Les gens du nord.... | 18 février 2007

Le TGV est à quai. Les portes s'ouvrent ; la bise fraîche du matin s'engouffre dans la rame. Il est 11h, gare de Lille-Europe.

Les voyageurs descendent du train, tranquillement. Une jeune femme propose à une vieille dame de lui porter sa valise dans les escaliers. Deux chiens empêchent tout dépassement dans l'escalator, mais personne ne s'en plaint. Plus loin, trois personnages étrangement déguisés patientent devant la gare. Bienvenue dans le ch'nord :)

C'est vrai ça... pourquoi pas Lille ???

Cordialement,

Nico

Publié par bN à 23:29:35 dans Au joyeux bordel | Commentaires (6) |

Papillon de nuit | 10 février 2007

Tu vas, tu viens, tu ne sais même plus ce que tu attends, tu crains ce qui t'attends...

Gageons que la nuit porte conseil.

Nico

 

Publié par bN à 02:55:11 dans Au joyeux bordel | Commentaires (1) |

De l'activité industrielle française | 07 février 2007

Juste pour signaler que PSA Peugeot-Citroën a annoncé ses résultats de l'année 2006. Avec une baisse de ses bénéfices de... 83% ! Un joli cadeau d'arrivée à Christian Streiff, PDG du groupe depuis... hier !


En voilà un qui a dû dire "misère" ce matin ;)


Nico

Publié par bN à 14:32:36 dans Au joyeux bordel | Commentaires (0) |

Vive l'Histoire | 05 février 2007

Une décision soudaine, sur un coup de tête, oubliant toute conséquence... Trois jours plus tard, au beau milieu de la nuit, te voilà donc à plancher sur Richard N. Coudenhove-Kalergi. Réjouissante perspective.


Connaissez-vous Coudenhove-Kalergi? C'était un tchèque, autrichien de naissance, puis naturalisé français à la fin de sa vie, fils d'une japonaise et d'un autrichien d'origine hollando-grecque, et qui avait pour particularité de maîtriser 18 langues... Mais là n'est pas le sujet. En 1923, alors que l'Europe se remet péniblement de la 1ère Guerre Mondiale, il publie son essai-manifeste "Paneuropa", dans lequel il écrit:


Européens ! Européennes ! L'heure du destin de l'Europe a sonné ! Dans les usines de toute l'Europe, on forge chaque jour des armes destinées au massacre des hommes de l'Europe - dans les laboratoires européens, on prépare des poisons destinés à l'anéantissement des femmes et des enfants de l'Europe.


Avec une inconcevable légèreté, l'Europe joue ses destinées, avec un inconcevable aveuglement elle refuse de voir ce qui vient, avec une inconcevable passivité elle se laisse pousser vers les pire catastrophes qui aient jamais menacé un continent.


C'est ce qu'on appelle être visionnaire ! Richard Coudenhove-Kalergi est le premier à imaginer l'Union Européenne. C'est, dans le fond un père fondateur de l'Europe. Au même titre que Monnet, Schumann ou Spaak. Avec le mérite supplémentaire d'avoir tout imaginé. "Le charbon et l'acier" sont le fruit de son imagination. La clarté avec lequelle il voyait l'avenir, dans un contexte économique et sociétal plus favorable, aurait pu faire éviter une seconde guerre mondiale. Il en est allé autrement. Heureusement pour nous.


??


Car - et c'est le second objet de l'article - si les évènements ne s'étaient pas déroulés de la même façon qu'ils se sont produits, dans l'Histoire... Alors tout depuis lors serait différent. Sans 2nde Guerre Mondiale, nous ne serions pas là, les amis. On peut regretter l'atrocité de l'être humain, et le lui reprocher. Mais au fond, sans Hitler par exemple, un étudiant paumé ne serait pas en train d'écrire cet inutile article, et un non-moins paumé lecteur ne serait pas en train de juger avec un ennui certain les abracadabrants délires du premier cité. Ceci dit, sans De Gaulle ou sans Pasteur nous ne serions pas là non plus. Y'a pas que des méchants dans l'Histoire. Mais le plus grave dans cette affaire, c'est que si ces évènements n'avaient pas eu lieu, nous ne serions pas là à nous dire que si ces évènements n'avaient pas eu lieu nous ne serions pas là...


Et promis, j'arrête la drogue dès demain.


Nico

Publié par bN à 01:25:46 dans Au joyeux bordel | Commentaires (7) |

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