Il est de ces phrases, prononcées ou écrites, qui resteront à jamais gravée dans l'Histoire. Pour la postérité. Pour le plus grand bonheur des historiens, surtout. Morceaux choisis:
Ainsi, le 14 juillet 1789 au soir, Louis XVI écrivait ceci: "aujourd'hui, rien à signaler".
La communication n'a pas toujours été aussi instantanée et claire qu'aujourd'hui. Au milieu du 18ème siècle Ledru-Rollin devint chef d'un gouvernement formé de -notamment- Lamartine et Lamarie. La rumeur courut dans des villages reculés du Cantal qu'un certain Duc Rollin était devenu chef du gouvernement, mais qu'il ne devait pas être très clair, passant du temps avec des certaines Martine et Marie...
Mac Mahon, président sous la IIIème République, déclarait ceci: "la méningite est une maladie sérieuse, on en meurt ou on en reste idiot. Je sais bien, je l'ai eue !"
Marie-Antoinette, femme de Louis XVI, apprenant que son peuple manquait de pain: "qu'ils mangent de la brioche !"
Merci à eux pour ces innoubliables et quotidiennes séances de bidonnage dans l'amphi, que serait l'histoire sans eux? On se le demande bien!
Publié par bN à 14:43:21 dans Au joyeux bordel | Commentaires (10) | Permaliens
Deux jours et dix-sept ans plus tôt, la face du monde a changé. Le mur de Berlin, pris d'assaut, s'effondre. Tout un symbole: la fin de l'URSS est proche. Du côté de l'Allemagne, la réunification n'apparaît plus que comme une question de temps pour tous les grands dirigeants de la planète... sauf les français!
On s'est bien gardé de nous en parler de celle-là. On nous l'a toujours présenté comme un fin stratège, un cynique technicien, un Machiavel des temps modernes, on a juste oublié cette erreur diplomatique de premier ordre. François Mitterrand, puisque c'est lui, a malgré les évènements décidé de se rendre en voyage officiel en RDA (Allemagne de l'est), du 20 au 22 décembre 1989. Lors d'un dîner officiel donné en sa faveur, le président français se lève et porte un toast en déclarant: :" République Démocratique d'Allemagne et France, nous avons encore beaucoup à faire ensemble ! " C'est la boulette, la vraie. Catastrophique dans un contexte d'amitié franco-allemande de façade, qui masquait déjà difficilement les tensions entre les deux voisins.
Pourquoi un tel lapsus? Peur de l'ouverture vers l'est, ou soutien géostratégique envers la Russie? Toujours est-il que depuis cette phrase malheureuse, la France s'est toujours effacé derrière l'Allemagne: 3% de déficit public autorisé pour entrer en zone euro (la France défendait le 0%..), siège de la banque centrale européenne à Francfort (Lyon ayant été pressenti), l'écu (ancienne monnaie française) remplacé par l'euro, et l'élargissement de l'union privilégié à l'approfondissement (l'Elysée soutenant la démarche inverse). Bref, une série de défaites.
Deux conclusions: d'abord, la guerre franco-allemande n'est dans le fond pas finie. Mais au moins celle-ci ne fait pas de victimes! Enfin, ce monstre sacré de manipulation aura, au moins une fois dans sa vie, commis une erreur diplomatique de premier ordre dont nous subissons encore les conséquences. Les médias ont juste oublié de nous en parler...

Publié par bN à 16:13:49 dans Au joyeux bordel | Commentaires (1) | Permaliens
C'est vrai que la perspective de terminer la journée comme elle s'est commencée, c'est-à-dire devant les révisions, n'a rien en soit de bien passionnant, rien de bien encourageant, rien de bien excitant, voire tout de complètement déprimant.
Et d'un coup, l'illumination. Un feuille, un e-mail, des projets. Une proposition de collaboration, un beau défi pour vendredi soir, et un immense défi pour la semaine prochaine. Et un visage auquel penser, enfin! La vie continue, ou plutôt elle reprend de plus belle!
Et si nous n'étions finalement que tous des héros?!
Dansons, jeune gens. Ne nous arrêtons pas. Enivrons-nous jusqu'à l'ivresse, jusqu'à l'overdose, jusqu'à l'orgasme éthylique.
"La jeunesse est une maladie dont on finit par guérir" a déclaré Laurence Parisot, patronne du MEDEF. Je suis atteint...
Notre époque résonne telle une porte close.. Elle a surtout le mérite d'être passionante.. La semaine prochaine nous saurons enfin si une femme deviendra la première présidente de la république française.. La bourgeoise de la gauche
Et nous, jeunes étudiants effrontés, qui défileront dans la rue début mai, pour protester contre l'accession au second tour de l'extrême-droite: Le Pen ou Sarkozy. Et si on organisait un assassinat politique?
J'ai envie de courir, danser, sauter, vivre! Vive l'anarchie estudiantine!
Petite pensée pour le Darfour, le génocide continue. Honte aux occidentaux, honte à nous. Et si on se prenait tous par la main?
Pour le meilleur comme pour le pire,
Nico
Publié par bN à 19:18:45 dans Au joyeux bordel | Commentaires (0) | Permaliens

Bien fait pour sa gueule !
A bientôt,
Nico
Publié par bN à 17:59:48 dans Au joyeux bordel | Commentaires (0) | Permaliens
1|
Potinages